Zaho de Sagazan et Télérama : « J'ai toujours vu Télérama chez moi »
By SingArena Editorial · · Artist Update

Selbymay / Wikimedia Commons (CC BY 4.0)
À l'occasion du numéro 4000 de Télérama, Zaho de Sagazan raconte son rapport à la presse et au magazine, qui l'avait mise en couverture en 2023 pour la sortie de son premier album, La Symphonie des éclairs.
Le magazine Télérama fête son 4000e numéro, actuellement en kiosques, et a demandé à plusieurs artistes d'évoquer leur relation à la presse et au média. Parmi eux, Zaho de Sagazan, qui a accordé un entretien dans lequel elle revient sur le rôle qu'a joué le titre dans sa découverte musicale et sur la manière dont elle déniche aujourd'hui ses propres « pépites ».
L'article, publié le 12 septembre 2026, s'accompagne d'une photographie signée Jérôme Bonnet pour Télérama. Il rappelle que la musicienne avait fait la couverture du magazine en 2023, année de la sortie de son premier album, La Symphonie des éclairs.
« J'ai toujours vu Télérama chez moi »
Chez les Sagazan, Télérama fait partie du décor familial. « J'ai toujours vu Télérama chez moi. C'était vraiment un endroit de trouvailles pour mes parents. Quand un disque était bien noté, ma mère allait l'acheter », raconte Zaho de Sagazan dans les colonnes du magazine.
Le souvenir est ancré dans la maison familiale de Saint-Nazaire, où les murs de la cuisine sont ornés de coupures de journaux. Un collage surréaliste, note Télérama, où se mêlent les bons titres de plusieurs concurrents. Une manière de rappeler que la presse, dans toutes ses formes, a accompagné son éveil musical.
La Symphonie des éclairs et les 4T
Sorti en mars 2023, La Symphonie des éclairs a marqué un tournant dans la carrière de Zaho de Sagazan, alors âgée de 23 ans. Le disque a reçu la note maximale de 4T dans Télérama, un signal fort pour un premier album.
Ce premier opus a installé la chanteuse et musicienne dans le paysage de la chanson française. Quelques mois plus tard, la reconnaissance du public et de la critique a pris une autre dimension avec les Victoires de la musique : en février 2024, nommée dans cinq catégories, elle en a remporté quatre, dont la Victoire de la chanson originale et celle de l'album de l'année. En février 2025, elle a été sacrée artiste féminine lors de la 40e cérémonie.
Une artiste qui cherche ses pépites ailleurs
Si elle garde une affection particulière pour Télérama, Zaho de Sagazan confie s'appuyer aujourd'hui sur d'autres canaux pour découvrir de nouveaux sons : les podcasts, les réseaux sociaux et son entourage. Une manière de rester connectée à une actualité musicale foisonnante, loin des seules critiques de la presse écrite.
Cette approche n'est pas anodine pour une artiste dont le parcours a débuté sur Instagram, où elle publiait des reprises et quelques compositions dès 2015. Depuis, elle a multiplié les scènes : le Printemps de Bourges, les Nuits de Fourvière, les Francofolies de La Rochelle, Rock en Seine, ou encore les Escales de Saint-Nazaire. Autant de festivals qui ont forgé son expérience scénique avant que son nom ne s'installe sur les affiches des grandes salles.
Une reconnaissance qui dépasse la musique
Zaho de Sagazan ne se contente pas de la chanson. En 2024, elle a collaboré avec sa sœur, la chorégraphe Leïla Ka, pour l'ouverture du Festival de Cannes, illustrant un lien entre danse et musique qui remonte à son enfance à Saint-Nazaire, où elle pratiquait la danse jusqu'à sept heures par semaine.
Au cinéma, elle fera ses débuts dans la cinquième saison de la série historique allemande Babylon Berlin, prévue pour 2026. Pour l'occasion, elle reprendra le titre phare de la série, Zu Asche zu Staub, popularisé par la chanteuse Severija. Une nouvelle facette pour une artiste déjà multidisciplinaire.
Un rapport au temps et à la presse
À l'heure où les algorithmes dictent souvent les découvertes, Zaho de Sagazan semble cultiver une curiosité affranchie des tendances. Son témoignage dans Télérama résonne comme un hommage à une certaine presse musicale, celle qui a accompagné ses débuts et qui continue de jouer un rôle de passeur.
Pour ses fans, cette prise de parole est aussi l'occasion de mesurer le chemin parcouru depuis 2023. En quelques années, la jeune femme de Saint-Nazaire est devenue une figure incontournable de la scène française, sans renier ses influences ni ses origines. Un équilibre rare, entre héritage familial et émancipation artistique.
Et maintenant ?
Alors que le numéro 4000 de Télérama paraît, Zaho de Sagazan poursuit son chemin. Entre les Victoires, les festivals et un premier rôle dans une série allemande, son actualité reste dense. Nul doute que ses prochaines apparitions scéniques seront scrutées par un public toujours plus large.
En attendant, son témoignage rappelle que derrière chaque artiste, il y a des habitudes, des objets, des rituels. Pour Zaho de Sagazan, Télérama en fait partie. Une madeleine de Proust musicale qui continue d'influencer sa manière d'écouter le monde.
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