Un voyage au cœur du Japon signé Orelsan
Ce dimanche 19 juillet 2026 restera longtemps gravé dans la mémoire des festivaliers des Vieilles Charrues. Alors que l'après-midi s'achevait sur la Glenmor, Orelsan a fait son entrée sur scène sous les acclamations d'une foule intergénérationnelle. Dès les premières notes, l'artiste caennais a posé le décor : « Le concert que vous allez voir ce soir est une adaptation de mon film ''Yoroï''. Vous l'avez vu ? » Interrogation rhétorique ? Peu importe. Derrière lui, un écran géant dévoile des paysages asiatiques, des temples et des ruelles illuminées. Le décor est planté. On est à des milliers de kilomètres de la Bretagne.
Avec un sourire malicieux, Orelsan lance : « Qu'est-ce que vous pensez de ma nouvelle maison au Japon ? Bon, ce n'est pas la Bretagne... » Clin d’œil aux racines du festival, la blague fait mouche. Mais la véritable claque, c'est musicale et visuelle.
Un show visuel et sonore d'une rare intensité
Le concert d'Orelsan a été décrit comme une véritable claque par les spectateurs et la presse présente. Visuellement, c'est un sans-faute : des projections soignées, des jeux de lumière qui épousent chaque changement de tempo, et une mise en scène qui transforme la scène en véritable film live. Mais c'est surtout sur le plan auditif que le rappeur a marqué les esprits. Il a enchaîné ses titres les plus attendus – Basique, La Terre est ronde, San – mais aussi des morceaux moins connus, tout aussi percutants, issus de ses derniers albums. Le tout porté par une énergie communicative et un flow imparable.
Le public, debout, a scandé chaque texte, chaque refrain. Même les festivaliers venus pour d'autres têtes d'affiche – comme Feu! Chatterton ou Vanessa Paradis, très attendue ce même soir – n'ont pu résister à l'appel du hip-hop français le plus exigeant.
Un Orelsan plus grand que nature
Ce qui a frappé les observateurs, c'est la maturité scénique d'Orelsan. Fini le jeune homme timide et casquette vissée sur la tête. Place à un performer complet, maîtrisant son show de bout en bout, de la narration au climax final. Le film Yoroï n'est pas qu'un simple album : c'est un univers. Et sur scène, le rappeur en est le guide parfait.
Son passage à Carhaix n'a pas seulement rythmé la dernière journée du festival : il en a été, selon plusieurs chroniqueurs, l'un des meilleurs concerts de l'édition 2026. Une performance qui confirme, s'il en était besoin, qu'Orelsan est aujourd'hui l'un des artistes les plus complets et les plus impactants de la scène française.
En parallèle, la journée avait démarré en douceur avec le set de Jain à la guinguette – elle aussi a su conquérir les festivaliers avec ses nouvelles compositions – puis le passage tout en élégance de Feu! Chatterton. Mais c'est bien Orelsan qui a mis le feu à la Glenmor. Un grand cru pour les Vieilles Charrues.