Un artiste entre deux mondes
Noam Betten, le représentant d’Israël à l’Eurovision 2026, n’est pas un candidat comme les autres. Né à Ra’anana, en Israël, de parents ayant immigré de France, il revendique pleinement sa double identité : « Moitié de mon cœur est français, l’autre moitié est israélien », confie-t-il dans une interview à l’AFP. Cette dualité culturelle se ressent dans sa musique, et surtout dans le choix de la langue de sa chanson pour le concours.
Un titre largement interprété en français
Lors de sa demi-finale, prévue le mardi 12 mai, puis, espérons-le, lors de la grande finale du samedi 16 mai à Vienne, Noam Betten proposera un morceau mêlant hébreu, anglais et une large part de français. Un pari linguistique qui pourrait faire la différence auprès du public hexagonal. Les bookmakers le placent d’ailleurs parmi les favoris de cette 70e édition du concours européen de la chanson.
Loin des polémiques, focus sur la musique
Alors que la participation d’Israël à l’Eurovision suscite régulièrement des controverses diplomatiques, Noam Betten préfère recentrer l’attention sur son art. « Un de mes rêves est de venir en France et de m’y produire », déclare-t-il. Ce souhait témoigne de son attachement profond au pays de ses parents et de sa volonté de construire une carrière musicale de part et d’autre de la Méditerranée.
Un parcours entre deux cultures
Né en 1998, Noam Betten a grandi bercé par les sonorités françaises que ses parents lui transmettaient. Sa musique reflète ce métissage : des mélodies pop aux accents orientaux, portées par une voix chaleureuse et une présence scénique déjà saluée par les experts. S’il est déjà un nom connu en Israël, l’Eurovision représente pour lui une vitrine internationale, et particulièrement vers la France, où il espère conquérir le cœur du public.
Un autre Français dans la compétition
Cette année, l’Eurovision compte un deuxième artiste aux attaches françaises : Patrick Fiori a en effet annoncé qu’il pourrait représenter l’Arménie. De son côté, la France sera défendue par la jeune Monroe, 17 ans. Mais au-delà des drapeaux, c’est bien la richesse des parcours qui marque cette édition 2026, avec Noam Betten en ambassadeur d’une culture hybride et généreuse.
L’espoir d’une belle aventure
Avec son titre en français, son histoire personnelle touchante et son talent indéniable, Noam Betten a tous les atouts pour créer la surprise. Reste à savoir si la mélodie saura faire taire les polémiques et fédérer au-delà des clivages. Une chose est sûre : ce chanteur à la double nationalité compte bien faire vibrer la scène de Vienne, et au-delà, le cœur des Francophones.